mymarket.brussels, des outils mutualisés pour les commerces bruxellois

mymarket.brussels, des outils mutualisés pour les commerces bruxellois

Il fallait le faire et Groupe One a mobilisé des acteurs autour de l’enjeu: avec mymarket.brussels, l’asbl met à la disposition des commerces indépendants bruxellois une plateforme pour les aider à sauvegarder leur activité, retravailler leur image et leur visibilité physique et digitale, trouver de nouveaux modes de distribution, gérer les livraisons et pourquoi pas se réinventer en vue de la sortie de crise. Sans frais pour l’instant. Alors, si vous êtes concerné.e, pourquoi hésiter ?

Beaucoup d’entrepreneur.se.s bruxellois.e.s sensibilisé.e.s à l’économie circulaire connaissent et apprécient l’expertise de Groupe One. Cette asbl a pour but de développer l’économie durable dans son ensemble. Elle offre notamment de l’accompagnement aux entrepreneurs et entrepreneuses en phase de création ou de développement de leur projet durable. Un critère dont les participant.e.s au projet mymarket.brussels sont dispensé.e.s. «Nous avons écartés les critères de durabilité à l’entrée parce que notre but est vraiment de fédérer des acteur.trice.s autour d’objectifs communs en mutualisant des outils en matière de commercialisation, de digitalisation et de livraison», insiste Eve-Anne Henskens, Coordinatrice de projet mymarket.brussels chez Groupe One qui lance une invitation aux commerces indépendants et locaux, c’est-à-dire les commerces possédant moins de sept points de vente et disposant d’une implantation physique sur le territoire de Bruxelles-Capitale, essentiellement les commerces de détail dont les commerces de service (coiffeur.se.s, esthéticien.ne.s, …) sous certaines conditions.

Le déclic du premier confinement

L’idée de la plateforme mymarket.brussels a germé dès le début du premier confinement, il y a un peu plus d’un an, au hasard de visites à plusieurs commerces dits ‘non essentiels’ qui venaient de fermer. «J’ai constaté que pour beaucoup d’entre eux, cette fermeture forcée a constitué à la fois un choc et une période de surmenage. Ces commerçant.e.s ont essayé - souvent avec succès - de développer de nouvelles activités, de nouveaux canaux de distribution dont la distribution en ligne, de soigner leur présence sur les réseaux sociaux et de mettre en place des services de livraison. C’était positif, certes, mais tellement énergivore! Il nous a donc semblé intéressant de travailler à mettre en place un réseau pour aider les commerces à mutualiser une série de solutions, à la fois en matière de visibilité en ligne et de logistique de livraison.»

Plusieurs mois d’évolution

La commune d’Ixelles soutient d’emblée la version pilote de l’initiative, alors appelée Mazone, et incite une trentaine de commerces locaux à tenter l’expérience. Les communes de Saint-Gilles et Woluwe-Saint-Pierre lui emboîtent rapidement le pas. Au fil des mois, le concept s’étoffe au gré des rencontres avec des partenaires complémentaires, notamment la commune d’Uccle, qui prévoyait le développement de sa place de marché locale, qui sera finalement régionalisée. Le projet se complète pour atteindre la formule actuelle de mymarket.brussels avec ses trois volets commercial, digital et de livraison. «Nous avons réussi à mobiliser différent.e.s acteur.trice.s dont Région Bruxelles-Capitale et Bruxelles Mobilité autour du projet pour le renforcer, le rendre accessible à l’échelle régionale et faire en sorte qu’il réponde très concrètement aux besoins des commerces, précise Eve-Anne Henskens. Nos différentes offres sont cohérentes les unes avec les autres et en même temps complémentaires. Chaque participant.e est donc libre de choisir les services qui conviennent le mieux à sa situation personnelle, sans obligation.» Les commerçant.e.s qui adhèrent à la version de mymarket.brussels lancée en décembre 2020 sont donc libres de choisir tout ou partie des différents types de soutien proposés.

L’accompagnement commercial

«Nous offrons aux commerces de se faire accompagner pour améliorer leur visibilité en ligne par des coaches de Groupe One dont c’est le métier, indique Eve-Anne Henskens. Nous leur proposons, à partir de leur business modèle existant, de réfléchir à leurs objectifs, à leur envie de faire grandir leur communauté, de faire connaître leurs produits et services, de vendre en ligne. Il s’agit de faire émerger les solutions adaptées aux besoins de chacun à travers les outils adaptés, parmi lesquels la marketplace bien sûr, mais aussi les sites vitrines, les bases de données clients etc. Nous voulons leur proposer une vue d’ensemble des opportunités de digitalisation

La marketplace

La marketplace de mymarket.brussels donne l’occasion aux commerces de se créer une vitrine ou un e-shop permettant les transactions financières avec leur clientèle. La mutualisation de cet outil de vente en ligne permet de partager à plusieurs les efforts de marketing, de communication… sans pour autant abandonner le lieu de vente physique et ses nombreux avantages de conseil, d’accueil, de qualité, d’expertise. Eve-Anne Henskens précise d’ailleurs: «Notre but n’est pas de pousser les commerces à se limiter à la vente en ligne, mais bien de les aider à attirer aussi plus de monde dans leur implantation physique. La marketplace est donc un canal pour se faire connaître de manière générale et gagner en visibilité sur la toile où il est parfois si compliqué d’être remarqué...» Développée par l’Agence digitale solidaire, une association spécialisée en marketing digital qui a pour but de développer des solutions digitales accessibles notamment aux petites structures, elle restera accessible aux commerces totalement gratuitement pendant quelques mois encore avant que soit instaurée une formule d’abonnement à des tarifs particulièrement avantageux, afin de se démarquer des initiatives purement commerciales.

Les livraisons à vélo

Mutualisation toujours pour les livraisons à vélo assurées par la coopérative de cyclo-logistique Urbike au fonctionnement socialement éthique. «Ce type de livraison est vertueux mais à la base coûteux. Regrouper les livraisons de plusieurs commerces au sein du projet mymarket.brussels a permis d’obtenir des tarifs et un niveau de service pouvant rivaliser avec ceux des services en camionnette», observe Eve-Anne Henskens qui ajoute que les tournées sont organisées très rigoureusement trois fois par semaine.

Perspectives

Au moment de son lancement à la veille des fêtes, mymarket.brussels a suscité un véritable engouement avec environ 150 inscriptions de commerces et 25.000 visites. Depuis, les chiffres se sont stabilisés autour de 230 commerces inscrits sur la plateforme et une vingtaine de commerces intéressés par le coaching digital. «Notre but est de nous ouvrir le plus possible, précise Eve-Anne Henskens. Nous nous efforçons de recruter un maximum de commerces pour constituer une offre attractive pour les client.e.s. Initialement, les commerces qui nous rejoignaient étaient majoritairement installés dans les communes ‘historiques’ ainsi qu’à Uccle. La répartition géographique est heureusement en train de se diversifier même si le sud de Bruxelles reste mieux représenté». Des efforts de promotion à destination des client.e.s bruxellois.e.s sont prévus à partir du mois de mai.

En synergie avec les communes

Pour faire largement connaître mymarket.brussels, Groupe One dispose d’un levier de choix: les accords bilatéraux avec les communes. « Elles possèdent un relais et un ancrage plus local. Il est donc important qu’elles connaissent le projet et le comprennent bien pour pouvoir le relayer et établir des synergies avec des initiatives locales. Les communes de Woluwe-Saint-Pierre et Saint-Gilles, par exemple, ont offert la livraison à vélo à leurs commerces. » Parmi les communes déjà approchées à différents niveaux : Bruxelles-Ville, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert, Schaerbeek… en attendant de pouvoir sensibiliser les communes du nord comme Anderlecht, Molenbeek ou Ganshoren et leurs commerces…

Invitation

Quelle que soit la commune où se déroule leur activité, tous les commerces bruxellois sont en tout cas les bienvenus. « Pour le moment, rejoindre mymarket.brussels ne leur coûte rien, insiste Eve-Anne Henskens. Ils auront ainsi l’occasion de tester, de s’essayer à l’e-commerce et de découvrir comment l’inscrire dans leur activité. Ils pourront aussi se faire accompagner par Groupe One pour la digitalisation, ou encore développer la livraison à vélo. Il y a tant d’outils disponibles, tant de possibilités. Une réflexion transversale est donc plus qu’utile. Tous les efforts consentis aujourd’hui perdureront au-delà de la crise.»

En savoir plus?

 

Restez au courant

Rejoignez nos 25.000 abonnés et recevez gratuitement, toutes les deux semaines par mail, des articles de fond, des conseils pratiques, des portraits d’entrepreneur(e)s inspirant(e)s, des infos économiques, ainsi qu’un aperçu des séminaires à ne pas manquer et des événements de networking à Bruxelles.