Nos objets ont-ils une âme

Nos objets ont-ils une âme ?

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L’internet des objets est le buzz word technologique du moment. Pourquoi doit-on s’en préoccuper, comment cela va-t-il impacter nos vies et quelles opportunités cette évolution technologique offre-t-elle aux entreprises bruxelloises?

Qu'est-ce que l'Internet des objets?

Avant tout, l’Internet des objets est une révolution dans le mode de communication des machines entre elles et de la manière dont nous interagissons avec elles.

Le concept d’internet des objets couvre plusieurs types de communication qui sont établies:

  • soit d’objet à objet (une montre parle à un téléphone),
  • soit d’un objet à une personne (un bracelet de tracking d'activité qui communique les performances d’une personne à un téléphone),
  • soit d’une machine à une machine (un distributeur de boisson qui passe automatiquement commande à un fournisseur sans intervention humaine).

En bref, nos objets du quotidien s’enrichissent d’une connexion à internet, de l’interaction avec d’autres internautes et de ressources décentralisées.

Selon le cabinet Gartner, c’est un marché qui va connaitre une croissance de 31% en moyenne pour atteindre 26 milliards d’objets connectés en 2020. Des objets de toute nature, depuis les casques audio intelligents, au compteur thermostatique intelligent, en passant par les éclairages LEDs radio pilotées, vélos connectés... Notre vie va devenir de plus en plus connectée et le concept sera décliné à l'infini.

Quelques secteurs prometteurs

S'il y a bien un secteur qui porte l’internet des objets et qui va continuer à le porter dans un avenir proche, c’est le secteur automobile.

En effet, en Europe, une nouvelle directive, la directive eCall entre en vigueur en 2015. Cette directive prévoit l'intégration dans tous les véhicules d'un module de communication (avec une carte SIM). Ce système d'appel d'urgence va permettre de réduire le nombre de tués sur la route.

En tenant compte des 18 millions de véhicules qui se vendent chaque année en Europe, le potentiel de voir des entreprises développer des applications et tirer profit de l’hyper connectivité des véhicules est énorme. Imaginez-vous votre voiture qui appèle automatiquement les secours dans le cas d’un accident grâve où une voiture intelligente qui se faufile toute seule dans la circulation Bruxelloise.

Un autre secteur prometteur est celui de la télémédecine. Dans un avenir proche, nous allons  pouvoir obtenir un traitement à distance permettant de mieux maitriser sa santé, de mieux vieillir et d’accéder à de nouveaux types de traitement de manière personnalisée.

Cet engouement et cette émergence non pas d’un marché, mais de plusieurs marchés comme nous l’avons vu, représentent une grande opportunité pour les start-ups du monde entier (et donc les bruxelloises) ainsi que pour les industriels de l'électronique de se positionner.

Des startups bruxelloises comme Elbee, qui développe des écouteurs sans fils intelligents ou la société Sharingbox, qui commercialise  la sharingbox, une boite intelligente qui s’installe partout et qui illumine en un instant les événements ou encore Railnova qui commercialise un boitier connecté aux locomotives qui permet de simplifier la maintenance, ont toutes leurs chances de pouvoir percer et prendre de précieuses parts de marché.

Une étude récente de KPMG révèle même que  41% des entreprises  dans le monde pensent que l’internet des objets permettrait d'améliorer leur efficacité et leur productivité.

Plus que jamais, nos objets ont une âme.

A suivre…

 

Sources : Journal du Net, Le Monde Informatique

 
 

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