Vous souhaitez arrêter votre activité ? Et pourquoi pas la vendre ?

Vous souhaitez arrêter votre activité ? Et pourquoi pas la vendre ?

Vous souhaitez vous lancer dans un autre projet ou vous arrivez à l’âge de la pension ? Avez-vous pensé à vendre votre entreprise au lieu de l’arrêter ? Dans cet article, nous parcourons en 5 questions les aspects pratiques et généraux de la vente d’une entreprise...

1. Quel est le PROCESSUS de la vente d’une entreprise ?

Plusieurs étapes doivent être obligatoirement réalisées afin de maximiser le prix de votre entreprise auprès des potentiels acquéreurs :

a) L’évaluation complète de son entreprise (audit, vente, marketing, site, bâtiment…)

Notre check-list reprend les documents indispensables que vous devez rassembler pour une première analyse de la cession de votre entreprise que ce soit par un professionnel du secteur ou par un candidat repreneur.  

Il s’agit également ici de préparer votre entreprise afin qu’elle soit attractive, ce qui permettra d’en tirer un bon prix (un peu comme avec une maison). On va donc procéder à un « toilettage » des comptes en supprimant par exemple notre abonnement à un club de sport si celui-ci était payé par la société.

b) La recherche d’un repreneur fiable

Ce processus peut prendre du temps. Ainsi, si vous souhaitez vendre, il est important de prendre le temps de trouver le bon acquéreur afin d’en tirer un prix juste.

c) Le processus de négociation du prix de la cession

En amont des négociations, le potentiel repreneur aura eu accès à tous les documents liés à la société (contrats, recettes, salaires des éventuels salariés, déclarations fiscales, etc.) afin de pouvoir négocier le prix en connaissance de cause. Dans ce cadre, une clause de confidentialité sera bien entendu signée par le potentiel repreneur.

Lors de la négociation, il s’agira pour le cédant de mettre en avant les atouts de l’entreprise.

La méthode de valorisation vient déterminer le prix « objectif » de l’entreprise mais il y a bien entendu une part de subjectivité en fonction de l’attrait du repreneur pour VOTRE entreprise (à nouveau un peu comme pour la vente d’une maison). C’est cela qui déterminera le supplément financier que le repreneur sera prêt à mettre (ou pas). Par exemple, un concurrent sera probablement prêt à mettre plus sur la table pour éviter justement la reprise par un autre concurrent.

d) La réalisation des formalités juridiques et administratives

Faites-vous conseiller et accompagner par un avocat en droit de l’entreprise pour la réalisation des formalités juridiques. En cas de cession de société, un passage devant notaire sera nécessaire.

Vérifiez auprès de la commune où se situe l’entreprise si vous devez effectuer des démarches ou formalités liées à la transmission (concernant l’urbanisme, l’environnement, la sécurité notamment pour des activités ou des marchandises soumises à autorisation, etc.).

2. Comment déterminer le PRIX de vente ?

Le contexte dans lequel se déroule l'opération influencera l'évaluation : céder l'entreprise à des membres de la famille ou à des tiers peut justifier des différences significatives dans la détermination de la valeur de l'entreprise.

En outre, différentes méthodes de calcul existent. Certaines se baseront sur les résultats passés et d’autres intégreront les résultats futurs de l’entreprise.

La tentation sera grande de ne retenir que la valorisation la plus importante. Après tout, votre entreprise est votre bébé… Ainsi généralement la première méthode sera plus favorable au cédant alors que ce qui intéresse le repreneur, c’est la rentabilité future de l’entreprise. En effet, le repreneur a des moyens limités, et devra compter sur la rentabilité de l’entreprise pour dégager de quoi rembourser son prêt… Soyez donc réaliste et croisez ces méthodes afin d’envisager tous les aspects.

Définissez très précisément les conditions suspensives, les modalités de paiements, etc.


Lisez aussi:  la valorisation d'entreprises: une science pas tout à fait exacte


3. Où trouver un REPRENEUR pour mon activité ?

Concrètement, trois types de repreneurs sont envisageables : 

  • Un membre de votre famille ;
  • Un salarié ou un manager de votre entreprise ;
  • Une personne externe (par exemple un concurrent ou encore un salarié travaillant dans le secteur et souhaitant s’installer à son propre compte).

Afin de trouver un repreneur externe, il existe en Belgique plusieurs plateformes de « petites annonces » pour entreprises à remettre.

Il y a notamment la plateforme Affaires à suivre du côté francophone et la plateforme Overnamemarkt du côté néerlandophone.

4. Qui peut M’ACCOMPAGNER pour céder mon entreprise ?

Le plus souvent, le réflexe naturel est de s’adresser à son (expert-) comptable. Cependant, votre comptable ne sera pas toujours en mesure de vous accompagner sur tous les aspects (notamment pour la valorisation de l’entreprise ou sur les questions juridiques).

Il sera alors nécessaire de recourir à d’autres expertises spécifiques, tels qu’un avocat pour les nombreux aspects juridiques ou encore à un expert immobilier pour la valorisation du patrimoine immobilier. Pour faciliter le recours à ces expertises, parfois assez onéreuses, il existe l’aide à la consultance.

Et pour trouver une liste (non-exhaustive) de consultants impliqués dans la transmission d’entreprise, jetez un œil à la liste des experts référencés sur le portail de la Sowaccess et de Plateformedetransmission.be. Pensez également à découvrir les services du Hub transmission de Beci.

En outre, le 1819 organisera en mars-avril 2021 un coaching collectif (gratuit) en transmission d’entreprise. À l’issue de ce coaching, vous repartirez avec les outils et connaissances nécessaires pour céder votre entreprise. Restez au courant via notre newsletter pour les prochaines dates et les inscriptions !

5. Est-ce vraiment le BON MOMENT pour vendre ?

Malgré la crise du coronavirus, il y a des éléments qui jouent en faveur du timing actuel :

  • Les taux d’intérêts étant très faibles, cela lève une barrière pour le repreneur devant contracter un prêt bancaire pour financer l’achat de l’entreprise.
  • Actuellement, la plus-value dégagée par le cédant lors de la vente de son entreprise n’est pas ou peu taxée (sous conditions). Cela pourrait changer dans le futur si une nouvelle loi venait à passer.

Par ailleurs, si votre entreprise faisait de bons résultats avant la crise, il en sera tenu compte dans le calcul de la valorisation de votre entreprise. Il existe système du "earn out" qui permet de rendre une partie du prix de vente variable en fonction des résultats futurs (à savoir après cession) engendrés par l’entreprise. Si vous pensez que l’avenir sera meilleur qu’aujourd’hui et/ou que l’entreprise est en pleine croissance, cela peut être une méthode de calcul du prix intéressante.

CONCLUSION

La transmission de son entreprise, ça se prépare et ça prend du temps. L’idéal est donc d’y penser avant même d’envisager réellement la vente. Cela permettra d’en tirer un meilleur prix puisque vous y serez mieux préparé !

Vous avez davantage de questions ? Consulter les ressources utiles ou appelez-nous au 1819.

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