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yet.brussels, le matchmaker de l’entrepreneuriat jeune

L’entrepreneuriat fait l’objet d’un nombre étonnant d’initiatives, d’événements et de discours, dont une grande partie s’adresse aux jeunes. Où en sommes-nous à Bruxelles ? Rencontre avec Virginie Losson, coordinatrice de Young Entrepreneurs of Tomorrow (yet.brussels – YET), la stratégie de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat du 1819.

Quel est la mission de yet.brussels au sein du 1819 ?

La mission de yet.brussels est double. D’une part, nous souhaitons stimuler le goût d’entreprendre des jeunes bruxellois en valorisant et en proposant non seulement des actions en classe mais aussi des formations à la pédagogie entrepreneuriale destinées aux enseignants. D’autre part, nous valorisons l’écosystème qui accompagnent les jeunes désireux d’entreprendre pour qu’ils passent à l’action si l’entrepreneuriat est la voie qui leur convient.

yet.brussels, c’est un peu le tremplin pour les enseignants qui veulent développer l’esprit d’entreprendre de leurs élèves et pour les jeunes qui ont besoin de challenger leur esprit d’entreprise.

Quels sont les principaux défis rencontrés dans la sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat ?

Parler de culture entrepreneuriale peut prêter à confusion. Les enseignants et le grand public confondent encore aujourd’hui esprit d’entreprendre, esprit d’entreprise, entrepreneuriat et capitalisme. Cet amalgame n’ouvre pas toujours les portes du monde de l’enseignement aux nombreux acteurs de terrain dont le travail consiste avant tout à développer les attitudes entrepreneuriales des jeunes bruxellois.

« Au sens large, l’entrepreneuriat est la capacité de concrétiser une idée, de se mettre en projet, ce qui peut mener, entre autres, à la création d’une entreprise, mais cela peut mener également à l’intrapreneuriat (capacité collective et organisationnelle pour encourager et accompagner la prise d’initiatives, à tous niveaux dans une entreprise) ainsi qu’à une plus grande employabilité (capacité d'évoluer de façon autonome à l'intérieur du marché du travail, de façon à réaliser, de manière durable, par l'emploi, le potentiel qu'on a en soi…) ». Laurence Lievens, Directrice Step2You.

Par ailleurs, les enseignants même lorsqu’ils sont très motivés sont déjà très sollicités par de nombreuses contraintes inhérentes à l’institution scolaire.

Il me semble qu’un autre défi, plutôt propre au jeune porteur de projet, est de s’y retrouver dans l’offre de services existants en matière de soutien à l’entrepreneuriat jeune. C’est une des raisons pour lesquelles, nous proposons un moteur de recherche qui lui permet de trouver la structure qui lui convient en fonction de l’étape dans laquelle il se trouve.

Il existe d’ailleurs un moteur de recherche également pour l’enseignant qui souhaite trouver un programme à suivre ou à proposer à ses élèves.

Quelles sont les principales difficultés exprimées par les jeunes qui veulent se lancer ?

Mes partenaires qui accompagnent les jeunes me rapportent régulièrement les mêmes besoins et interrogations. Un des premiers freins pour le jeune est le manque de confiance en soi qui se traduit par une multitude de questions : « Est-ce que j’ai le profil pour entreprendre, est-ce que mon idée est bonne, suis-je légitime pour entreprendre ?, … ». Les incubateurs « jeune » travaillent entre autre sur ces questions.

Quelle que soit l’étape dans laquelle ils se trouvent, les jeunes ont régulièrement besoin d’information et d’inspiration. Certains se sentent également trop isolés et sont à la recherche de collaborateurs ou encore à la recherche d’un endroit pour faire du co-working. Le besoin de financement est également important, on remarque cependant que les jeunes sont assez lucides quant à ce besoin et qu’ils entreprennent en fonction de leurs moyens.

On parle souvent du statut d’étudiant entrepreneur ? Comment concilier étude et entrepreneuriat ?

Je profite de la question pour faire la distinction entre statut social et statut académique d’étudiant entrepreneur. Les étudiants qui souhaitent développer leur projet durant leurs études peuvent se renseigner auprès de leur service d’accompagnement des étudiants à besoins spécifiques. De cette manière, ils pourraient bénéficier d’aménagements (horaires, programmes, examens) et peut-être d’un encadrement et suivi des étudiants par des experts.

Le statut social d’étudiant entrepreneur permet quant à lui à l’étudiant de déjà facturer ses services ou produits selon certaines conditions. Dans les deux cas, les étudiants entrepreneurs peuvent combiner étude et création et trouver du soutien dans un incubateur étudiant ou via des programmes mis en place par leur établissement.

Quel est la place de yet.brussels dans l’écosystème entrepreneurial ?

Yet.brussels en fait partie en rassemblant les acteurs de la sensibilisation et de l’accompagnement jeune. Nous sommes en contact permanent avec les acteurs de l’hébergement, du financement et de l’accompagnement pour stimuler les synergies et encourager l’écosystème à s’adapter au public jeune.

Des conseils aux futurs entrepreneurs ?

Pour s’y retrouver dans l’univers de l’entrepreneuriat jeune, découvrez ce schéma récapitulatif et téléchargez ce document qui présente en détail les structures d’aide pour les jeunes qui veulent se lancer.

Article rédigé par le 1819

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